Colloque ÉTIC 2

Le colloque ÉTIC 2

Dates : du 14 au 16 octobre 2015

Les chercheurs du laboratoire Ecole, Mutations et Apprentissages (EMA – EA 4507) de l’Université de Cergy-Pontoise et du laboratoire FRED (EA 6211) de l’Université de Limoges ont lancé en 2013 un cycle de colloques internationaux « L’école primaire et les technologies de l’information et de la communication ». La première édition de cette manifestation a eu lieu les 3 et 4 octobre 2013 à Limoges. Le colloque à donné lieu à l’édition d’un ouvrage scientifique dont l’édition est en cours.

Le laboratoire EMA et les laboratoires STEF (ENS Cachan) et EDA (université Paris-Descartes) se sont par ailleurs associés afin de coordonner la mise en place de la première journée ATAMÉ, consacrée aux artefacts tactiles et mobiles en éducation (ATAMÉ) qui s’est déroulée sur le site de Gennevilliers le 16 septembre 2012. Cette manifestation a donné lieu à la réalisation d’un numéro spécial de la revue STICEF

Compte tenu de l’évolution des pratiques scolaires et sociales, notamment dans le cadre de l’école primaire (ou fondamentale) reliés à ces instruments mobiles, il est apparu pertinent aux chercheurs de ces unités de faire converger les deux manifestations en une et proposer un schéma de colloque original, consacré aux modes de scolarisation des technologies dans le contexte de l’école fondamentale.

Problématique générale

L’intégration des TICE à l’école fondamentale et à l’école primaire en France, a déjà une histoire de plus de trente ans, et, de manière empirique, on peut constater que leurs usages en classe ne répondent pas encore pleinement aux espérances : mésusages, absence d’usages ou marginaux. Les discours publics d’accompagnement des TICE laissent entendre que les technologies numériques entrent massivement dans les salles de classe et dans les pratiques des enseignants avec leurs élèves. De fait, les pratiques sociales des élèves se développent et l’observation de situations positives d’usages (expérimentations volontaristes) démontre que les technologies numériques sont plus fiables et plus simples à manipuler, que les interfaces sont mieux intégrées, que les éditeurs s’impliquent, que les élèves s’engagent.

Les recherches sur les processus d’adoption et d’appropriation des TIC, sur les facteurs d’usage ou de non-usage ont montré que l’enjeu ne se situe pas seulement du côté de l’instrumentation de domaines disciplinaires, mais dans le fait que l’enseignant qui conduit sa classe de manière transversale et polyvalente, fait non seulement face à une extrême diversité des potentialités d’utilisations pédagogiques, mais aussi à une multiplication de contraintes, le plus souvent reliées aux environnements de son activité (institutionnelles, techniques, sociales et individuelles). Comment se construit la légitimité de pratiques instrumentées non prescrites ? Qu’en est-il de la construction de schèmes professionnels directement reliés aux technologies, quelle relation d’usage les enseignants entretiennent-ils avec les nouveaux environnements numériques qui leur sont donnés à exploiter ? Sur quels éléments d’une culture informatique et plus généralement « numérique » s’appuient les compétences des professionnels et la construction des pratiques instrumentées ? Comment repenser l’acte d’enseigner, compte tenu des médiations nouvelles que les technologies apportent ? Vers quelle gestion de l’activité de l’élève les enseignants doivent-ils tendre par ces moyens, tant à l’école qu’en dehors ? Que dire de l’évaluation de l’activité de l’élève lorsqu’elle est instrumentée et à quelle aune se situe celle des instruments qui leur sont fournis (applications, programmes, outils techniques), parfois reliés à des services en ligne associés ?

Afin d’apporter des éléments de réponse à ces différents questionnements, il nous parait nécessaire de proposer une reformulation des cadres et des objectifs quant à l’utilisation des technologies informatisées, de leurs ressources et contenus associés, tenant compte des enjeux liés au développement d’une culture technique et informatique, à la maîtrise instrumentale des environnements informatisés, et à leurs applications dans les différents domaines d’enseignement de l’école.

La réflexion croisée sur les contraintes, les postures, les démarches, et les instruments à mettre en œuvre constitue un préalable pour soutenir une telle perspective, c’est l’un des enjeu de ce colloque. UN autre est de faire un état des recherches en cours et achevées sur les utilisations pédagogiques et situées des technologies, traduisant l’existence de pistes pour la formation des enseignants.

Le colloque éTIC/ATAMé 2 sera donc organisé autour de séances plénières, d’un symposium consacré aux technologies mobiles et tactiles, d’ateliers et de tables rondes pour questionner :

  • Les approches instrumentales dans la pratique des enseignants (instruments numériques mobiles, nomades ou fixes) : Considérations pédagogiques et ergonomiques, centrées sur les outils et interfaces, mais aussi sur l’activité des enseignants et des apprenants;.
  • L’usage et la production de ressources numériques pédagogiques : les aspects politiques, économiques (servicialisation, obsolescence) reliés aux nouveaux modèles de conception et de diffusion des ressources numériques, notamment lorsqu’ils sont portés par les outils nomades
  • Les enjeux liés aux dispositifs et aux pratiques d’accompagnement des enseignants intégrant 
les TICE dans leur classe ;
  • Les approches comparatives liées aux usages des TICE à l’école primaire dans les espaces francophones.

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